Bruxelles, 19 janvier
J’ai adressé au service d’action extérieure de l’Union Européenne une question écrite pour demander la création du poste de Représentant-e de l’Union Européenne pour les questions liées au genre.
J’ai reçu aujourd’hui la réponse du service, qui nous assure que Mme Ashton, la Haute représentante de l’Union Européenne, est très attachée à cette question, et que la revue des ressources humaines de son service, qui est en cours, permettra de faire de cet objectif une réalité.
Espérons que cette réponse se traduira rapidement par la nomination d’une personne en charge des questions de genre, et que l’Union Européenne marquera ainsi son attachement à la cause des femmes en son sein et envers les pays tiers.
Vous trouverez ci-dessous le texte de la question écrite :
Le 16 septembre 2011, l’Australie a nommé une ambassadrice pour les femmes et les filles, Mme Penny Williams, chargée de lutter contre les discriminations et les inégalités de genre dans la zone Asie-Pacifique. Le département d’État de Mme Clinton a également un bureau consacré aux questions de genre, dirigé par l’ambassadrice itinérante Melanne Verveer, dont la mission couvre spécifiquement la valorisation et la participation des femmes dans les secteurs politique, économique et social.
L’EEAS n’a pas de bureau spécifique, ou d’ambassadeur chargé des questions de genre. Il a été porté à notre attention que deux personnes travaillant sur des sujets liés aux droits des femmes, notamment sur la problématique de guerre et sécurité femmes allaient quitter l’EEAS, et que le remplacement de leur poste n’était pas assuré.
Les défis internationaux auxquels l’Union européenne tente de répondre aujourd’hui, en particulier la crise économique et le changement climatique, touchent déjà les femmes de façon disproportionnée. Les discriminations faites aux femmes dans les secteurs économique, politique et social ont un impact direct sur leur capacité à s’adapter et leur taux de résilience en cas de changement brutal, qu’il soit de nature économique ou environnementale.
– Pour répondre de façon adéquate à ces problématiques, et présenter des interlocuteurs au niveau de nos partenaires internationaux sur les questions de genre, l’EEAS compte t elle nommer une personne?
– Comment les problématiques de genre pourront-elles être prises en charge à l’avenir si les quelques personnes qui travaillent sur ce sujet ne sont pas remplacées?






















